Trilogie des directissimes, 15 décembre 2005.

Le 15 décembre, la trilogie est partie. Sous un soleil radieux, nous prenons la route depuis l'Argentière la Bessée dans les Hautes Alpes vers Grindelwald, dans le Canton de Berne, en Suisse. Louis Nicolas Meichtry nous accueille et nous présente aux guides de haute montagne locaux et aux membres de l'office de tourisme de Grindelwald qui, avec efficacité et gentillesse, nous oriente vers le "Mountain hostel", une auberge de jeunesse locale tenue par un guide.
La face nord de l'Eiger est incontournable. Plus qu'une face, c'est un mur qui barre la vallée. Le soir, surréaliste, une petite lumière apparaît au coeur de la face; la station Eigerwand. Un train à crémaillère part de Grindelwald vers Alpiglen, puis la Kleine Scheidegg. La ligne continue ensuite jusqu'à Eiger gletscher, pour s'enfoncer ensuite en un profond tunnel au coeur même de la montagne. La station suivante est EigerWand, au milie de la face nord. "Wand" signifie paroi en allemand. De la station, les touristes éberlués peuvent, d'un coup d'oeil derrière des baies vitrées, partager un peu de l'ambiance de la face nord de l'Eiger. Puis le train ressort à l'air libre à la station "Eismmeer", mer de glace, en face sud de l'Eiger, pour replonger sous terre et finir sa course au Jungfrau joch, à plus de 3300 metres d'altitude. D'ici peu une autre lueur pleine de vie illuminera aussi la face, le bivouac de Dod.

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Il est toujours étonnant de confronter un mythe -celui né chez un gamin de douze-treize ans qui gribouillait sur son bureau " Eiger", "Grandes Jorasses"- avec une réalité froide et dure, celle de cette face qui barre la voûte céleste, au-dessus de nous.

Dans ma tête, la motivation déferle... après des préparatifs comme toujours lourds à mettre en place, après cette fatigue qui est loin de celle surgissant après des heures de bartasse dans la neige....

Une nouvelle histoire commence, où me mènera-t-elle? Il n'y a pas de projection sur quoi que ce soit, juste l'aiguille d'une boussole qui curieusement se rive sur deux Nord: celui de l'Eiger, et surtout, celui d'une zone de mon coeur, ou de ma tête, je ne saurais le dire. Mais il y a en ce nord intérieur une certitude: le mot "amour" y est apposé en lettres d'or.

Sur l'autoroute Bern-Interlaken : L'Eiger, c'est là ( au bout du doigt...).
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Arrivée à Grindelwald, la face nord de l'Eiger.
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Dod décharge le matériel au "Mountain hostel". Le vélo, ce n'est pas pour la face nord !
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Dod ne perd pas l'appetit.
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